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mardi 19 juillet 2016

19 JUILLET 1986: LE PELICAN 64 S'ECRASE DANS LES ALBERES

Le 19 juillet 1986, un violent incendie embrase le massif des Albères. Attisé par la tramontane, il va ravager 28 000 hectares en France et en Espagne. En début d'après-midi, le DC6 "PELICAN 64" F-ZBBU arrive de Marignane pour essayer d'enrayer la progression du feu. En phase de largage sur le versant sud, au dessus du village de Cantallops, l'appareil s'écrase près du pic Llobregat, non loin de Requesens. Le pilote Jean-Pierre DAVENET, le copilote Jacques OGIER et les mécaniciens Jacques LEBEL et Roland DENARD sont tués dans ce dramatique accident.
Le sacrifice des quatre navigants de la Sécurité Civile reste toujours gravé dans notre mémoire lorsque nous parcourons ce massif. Perte de vies humaines, destruction d'espaces naturels, trente ans plus tard, la longue et douloureuse liste des victimes s'est malheureusement allongée. Bien peu de fatalité dans ces tragédies, beaucoup de négligences d'incendiaires "involontaires" et parfois même des actes de malveillance. 
Le 21 septembre 1986, une émouvante cérémonie en présence des familles des victimes, des membres de la Sécurité Civile, des sapeurs pompiers du Roussillon et d'Espagne, des habitants des villages touchés par les incendies, eut lieu près de l'épave du DC6. Comme le nota le journaliste Lozano du journal l'Indépendant, ce fut "une cérémonie très peu officielle; pas d'élus, pas de discours, pas de promesses, et il valait mieux sans doute qu'il en fut ainsi". Une stèle de marbre noir, sur laquelle est gravée les noms des quatre pilotes, fut scellée sur un rocher, face aux débris de l'avion.


Journal "L'INDEPENDANT" du 22/09/1986.

Pour commémorer ce triste événement, LFMPNEWS s'est déplacé sur le site de l'accident en juin dernier. Un magnifique balcon dominant le golfe de Rosas et la plaine de l'Empordà mais également un sinistre endroit marqué par la mort.
La forêt recouvre de nouveau le massif mais les traces du drame sont toujours bien visibles.
La grincement de la gouverne de direction (dont une grande partie de l'entoilage a résisté au temps et aux éléments) battant au vent renforce ce sentiment de désolation.
La partie du fuselage à l'arrière de la cloison de pressurisation (cadre 989.500) est relativement bien conservée. Un trou à l'arrière tribord du fuselage permit de récupérer les enregistreurs de vol. Les traces du liquide retardant ne se sont pas effacées.

La partie avant du fuselage a complètement disparu dans l'accident. De la partie centrale, seul l'imposant réservoir Rosenbaum est encore visible.


Les moteurs se sont détachés mais la partie centrale de l'aile est en place.
Notons les jambes des atterrisseurs et plus loin, les moteurs de l'appareil.


 Le train avant:




Nous reviendrons demain sur la carrière du DC-6B N° 45219.


Merci Jean-Pierre BOBO pour ses précieux conseils et Aérostèles pour son formidable travail de recensement.


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